C'est l'histoire d'Ana Madet, auteur-compositeur-interprète française qui, à l'âge de 5 ans, a commencé à subir des agressions et des violences de toutes sortes de la part de son père. Cela n'a cessé qu'à l'âge de 17 ans, lorsqu'elle a trouvé la force de raconter tout ce qu'elle avait subi de la part de son père.
Son enfance et son adolescence ont été marquées par des situations horribles, des souffrances physiques, psychologiques, sexuelles et économiques constantes.
L'association Protéger l’enfant a publié son témoignage, dans lequel elle dit se souvenir des humiliations constantes de son père, les cheveux arrachés, les douches froides, les menaces, les humiliations et l'inceste.
Inceste
Dans l'article ci-dessous, Ana décrit à quel point il était effrayant de vivre avec son père. Une personne qui causait beaucoup de troubles dans le foyer ; elle et sa mère devaient obéir à tout ce que le père disait, il instillait la peur, même s'il se présentait comme un mari et un père exemplaire. Il a forcé Ana et sa mère à se couper de leurs proches, de la famille et des amis.
Ana raconte que les violences sexuelles de son père ont augmenté au fil du temps et qu'elle a subi l'inceste quotidiennement de la part de son père. Au début, il a commencé à s'occuper de son hygiène intime, d'où les premiers attouchements. Quelques années plus tard, avant d'entrer dans l'adolescence, les fellations ont commencé. En outre, elle souffrait de lésions anales, pour lesquelles elle allait chez le médecin, mais toujours en présence de son père, qui donnait l'image d'un père exemplaire. Il l’humiliait régulièrement psychologiquement avec des commentaires sur son corps.
À l'âge de 15 ans, son père a commencé à la pénétrer par voie vaginale, en lui disant qu'il lui apprendrait la sexualité pour qu'elle sache comment satisfaire son futur mari.
Ana s'était convaincue que si elle acceptait tout ce qu'il lui demandait, il ne la frapperait pas.
Le courage de dire «Trop, c'est trop !»
Pour Ana, quitter la maison pour étudier était un moyen de se sauver, bien que tout ce qu'elle avait subi auparavant lui ait causé des problèmes psychologiques tels que l'anxiété, qui l'ont amenée à avoir une relation compulsive avec la nourriture. De plus, elle avait des comportements hypersexualisés.
Pour la première fois, en 2013, elle eut le réflexe d'en parler à une amie, qui l'a certainement crue. Ce premier pas l'a poussée à en parler à sa mère, qui n'a pas hésité non plus à la croire. C'est alors qu'elle a décidé de tout dévoiler pour soulager sa douleur, elle avait besoin de justice. Il a été conseillé à Ana et à sa mère d'agir comme de coutume avec le père jusqu'à ce qu'il y ait une convocation du tribunal, mais celle-ci a été retardée jusqu'en février 2014.
Son père a été jugé et condamné, mais il a bénéficié d'une mise à l'épreuve et n'a purgé que deux ans de prison. L'agresseur d'Ana est décédé avant d'avoir purgé la totalité de sa peine, laissant Ana sur un sentiment de tristesse et de frustration.
Une histoire de résilence
Aujourd'hui, Ana utilise sa voix et son expérience pour sensibiliser la société à ce qui arrive réellement à tant d'enfants et d'adolescents.
Elle est auteur-compositeur-interprète et, à travers sa musique, elle parvient à faire passer des messages sur l'importance d'écouter et de croire les victimes. On pourrait dire que sa musique est un haut-parleur pour la lutte contre la violence sexuelle envers les enfants. En outre, elle a un podcast axé sur la résilience, dans lequel elle parle de la douleur du passé et de la recherche de la justice et de la liberté à travers le témoignage de sa vie, afin de sensibiliser la société.
Son histoire est une histoire de souffrance et de dépassement, une histoire inspirante.
Sources
Ana Madet, victime d’inceste de la part de son père de ses 5 ans à ses 17 ans - Protéger l'enfant
Le rapport final de la CIIVISE